Lexique

Retrouvez ici les définitions des termes spécifiques à notre métier.

  • Alphabétisation +

    Langue française enseignée à une personne n’ayant jamais été scolarisée dans sa propre langue maternelle, et qui ne connaît pas les principes de la lecture et de l’écriture.

  • Andragogie +

    Néologisme québécois, correspondant à pédagogie, qui désigne les questions didactiques relatives à l’enseignement/apprentissage des adultes.

  • Capacité transversale +

    Autrement nommée « savoir appliqué », la capacité transversale est une compétence applicable ou transposable à différents contextes ou situations professionnels. Dans le Référentiel des compétences clés en situation professionnelle de l’ANLCI*, 6 savoirs appliqués sont déclinés : l’informatique, la technologie, les attitudes & comportements, les gestes, postures & observation, l’aspect réglementaire (sécurité, qualité et hygiène) et l’ouverture culturelle.

  • Compétence +

    Notion difficile à définir car par essence subjective, la compétence n’est pas, comme la qualité ou la capacité, inhérente à celui qui la possède mais plutôt jugée « existante » par celui qui la requiert et l’évalue. Dans la revue Recherche et formation de l’ENS Edition (n°60, 2009), Bernard Rey, de l’Université libre de Bruxelles propose cette analyse : « Puisqu’une compétence est ce pouvoir qu’on suppose être, au sein du sujet, à l’origine d’une performance, chaque compétence n’est jamais désignée que par l’énoncé de la performance dont elle est censée rendre compte ».

  • Compétence clé +

    « Mise en œuvre, en situation professionnelle, d’un socle de savoirs essentiels (ou savoirs de base) qui permettent de réaliser les activités du poste de travail et la mobilisation des capacités professionnelles » (Définition du Guide d’utilisation du référentiel des compétences clés en situation professionnelle, Mars 2009, ANLCI). La démarche d’enseignement des compétences clés consiste à rendre dynamiques et opérationnels, les savoirs de base acquis en formation en les liant à des situations données dans lesquelles le sujet pourra évoluer et agir plus librement.

  • Didactisation +

    Action par laquelle une équipe pédagogique transforme et décline une situation sociale ou professionnelle en activités d’enseignement/apprentissage.

  • Documents authentiques +

    Documents qui existent dans la réalité hors apprentissage/enseignement : écrits professionnels, articles de journaux, affichage, vidéos…

  • Français Compétence Professionnelle +

    Langue française enseignée à des salariés, pour des besoins qui peuvent être professionnels ou généraux. Le FCP recoupe, en fonction de la maîtrise de la langue des apprenants, l’alphabétisation, la post-alphabétisation, les savoirs de base, la remise à niveau, le français langue étrangère et le perfectionnement en français.

  • Français Langue Étrangère +

    Langue française enseignée à une personne dont le français n’est pas la langue maternelle mais qui a été scolarisée dans son pays d’origine.

  • Français Langue d’Intégration (FLI) +

    Le Français Langue d’Intégration se situe dans la continuité de nouveaux champs didactiques comme le Français sur Objectifs Spécifiques ou le Français Langue Professionnelle. Le FLI « identifie son domaine non plus en référence aux apprenant(e)s ou à la situation sociolinguistique d’enseignement/apprentissage mais par rapport aux finalités : il s’agit de l’enseignement/apprentissage du français pour l’intégration sociale, économique et citoyenne des adultes migrants. » Référentiel FLI, Français Langue d’Intégration, Coord° Anne Vicher, DAIC et Ecrimed’ Formation.

  • Français Langue Professionnelle (FLP) +

    Le Français Langue Professionnelle est le français enseigné à des adultes se destinant à travailler dans un secteur professionnel ou y travaillant déjà et souhaitant y devenir opérationnels en acquérant le lexique propre à l’univers professionnel visé.

  • Français Langue Seconde (FLS) +

    Le Français Langue Seconde est né au début des années 90, 20 ans après la notion de Français Langue Étrangère. Il correspond à une réalité décrite ici : « Le Français Langue Seconde est un concept ressortissant aux concepts de langue et de français. Sur chacune des aires où il trouve son application, c’est une langue de nature étrangère. Il se distingue des autres langues étrangères éventuellement présentes sur ces aires par ses valeurs statutaires […] et par le degré d’appropriation que la communauté qui l’utilise s’est octroyé ou revendique. Cette communauté est bi ou plurilingue. La plupart de ses membres le sont aussi et le français joue, dans leur développement psychologique, cognitif ou informatif, conjointement avec une ou plusieurs autres langues, un rôle privilégié ». Le Français Langue Seconde, J.-P. Cuq, 1991.
    Aujourd’hui, on l’utilise aussi pour décrire la réalité linguistique des adultes migrants dans les pays francophones.

  • Français sur objectifs spécifiques (FOS) +

    Le FOS s’adresse à un public qui pourrait relever du FLE mais qui a besoin, pour des raisons professionnelles présentes ou futures, d’acquérir un domaine spécifique de la langue. Plusieurs champs existent dans le FOS dont l’hôtellerie-restauration, le secteur de la santé, le commerce, les relations extérieures, le droit, le tourisme ou encore la diplomatie, etc.

  • Illettrisme +

    Il s’agit de la situation d’une personne qui, après avoir été scolarisée en français, ne parvient pas à trouver du sens dans ses lectures, à écrire de façon autonome et à maîtriser l’ensemble des savoirs de base (calcul, espace-temps, informatique, expression orale).

  • Ingénierie pédagogique +

    Travail de l’équipe pédagogique définissant les grandes lignes d’un projet d’apprentissage, de la détermination de ses objectifs et contenus jusqu’aux modalités d’évaluation de la qualité en passant par la construction et déclinaison des programmes.

  • Méthodologie +

    Principes didactiques qui déterminent toutes les activités choisies pour enseigner. Aujourd’hui, la méthodologie d’enseignement des langues repose sur l’approche actionnelle selon laquelle tout individu qui apprend une langue est avant tout un « usager » de cette langue qui interagit et qui devra résoudre des « tâches » comme celles de résoudre un problème, de parvenir à un but ou de réaliser une action. Cette approche s’inscrit dans une histoire de l’enseignement des langues et n’exclut pas toutes les autres.

  • OPCA +

    Organisme paritaire collecteur agréé chargé de collecter les cotisations salariales et patronales dédiées à la formation continue et de les redistribuer en fonction des projets. Les OPCA ont également une fonction de veille et de conseil auprès des entreprises.

  • Perfectionnement en langue française +

    Langue française enseignée à une personne formée et qualifiée, désireuse de ne plus faire de fautes d’orthographe et de mieux comprendre les règles syntaxiques et de conjugaison. Il s’agit également d’améliorer l’argumentation et la communication écrites et orales dans des situations précises.

  • Post-alphabétisation +

    Langue française enseignée à une personne qui n’a jamais été ou a très peu été scolarisée, maîtrisant les principes de la lecture et de l’écriture mais ayant besoin de les développer.

  • Remise à niveau +

    Formation qui vise à renforcer les savoirs de base des apprenants relevant des degrés 2 ou 3 du Référentiel des compétences clés en situation professionnelle. Les révisions du français écrit sont au cœur de l’enseignement mais non exclusivement puisqu’il s’agit aussi de l’amélioration de l’oral, de l’utilisation du calcul et de l’informatique.

  • Référentiel +

    Texte qui fait référence dans le domaine concerné par une action. Dans la formation linguistique, deux référentiels sont utilisés et croisés : Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et le Référentiel des compétences clés en situation professionnelle de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme.

  • Savoirs de base +

    « Connaissances, habiletés et comportements nécessaires à l’acquisition d’autres connaissances, d’autres habiletés et d’autres comportements. […] Les savoirs de base sont différents selon les cultures, et plus particulièrement selon les cultures professionnelles » (Définition du Guide d’utilisation du référentiel des compétences clés en situation professionnelle, Mars 2009, ANLCI).

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